Mercredi 8 Octobre 2025
Session 4
Pour cette 4ème session, sur la régulation génétique de la bactérie individuelle à la population.
Emmanuel Saiba nous a présenté les dernières avancées de son laboratoire sur les techniques de séquençage à haut-débit au niveau de la cellule unique et son intérêt pour mieux capturer l’hétérogénéité des interactions hôtes-pathogènes. Il nous a également montré comment l’utilisation du marquage métabolique de l’ARN permet d’effectuer des analyses temporelles unicellulaires, offrant ainsi un aperçu de l’historique transcriptionnel de chaque cellule.
Sybille Tachon nous a exposé son travail sur Lactococcus cremoris qui montre qu’une chaine de transfert d’électron pré-assemblée est produite de manière hétérogène et participe à l’activité métabolique de la cellule dans certaines conditions.
Sylvia Manus nous a ensuite présenté ses travaux sur la protéine kinase StkP de S. pneumoniae où elle a développé un système de reconnaissance des thréonines phosphorylées de cette protéine. Ce système lui a permis de montrer
que stkP est exprimé de manière hétérogène d’une cellule à l’autre entrainant des variations de phénotypes.
Après la pause-café, Anais Berné nous a présenté ses recherches sur de nouveaux partenaires de la protéine SpoT impliquée dans la réponse stringente chez E. coli. Elle a ainsi mis en évidence une interaction avec l’enterobactine EntF révélant ainsi le lien entre la carence en fer et la synthèse de ppGpp.
Thomas Kaboré nous a ensuite exposé comment il a identifié de nouvelles RNA binding proteins chez B.subtilis comme par exemple la protéine spoVR grâce à la technique orthogonale de séparation de phase organique (OOPS).
Laetitia Attaiech nous a présenté son étude structurale du complexe ARN-protéine RocR-RocC régulant la compétence de Legionella pneumophila. Cette étude lui a permis de montrer que la majorité des interactions ont lieu avec le
squelette de l’ARN et de révéler l’importance d’un pseudo noeud dans l’ARN RocR.
Elisabet Kay nous a ensuite parlé des protéines associées aux nucléoïdes, et plus particulièrement de la redondance de la protéine Fis chez Legionella. Elle a montré comment ces protéines régulent l’expression du système de sécrétion de type IV, qui joue un rôle clé dans la virulence de la bactérie
Et pour clôturer cette matinée, Erwan Gueguen nous a présenté le travail de son laboratoire sur la bactérie Dickeya Solani, un pathogène de la pomme de terre, en montrant comment cette bactérie, par des mutations dans l’ARN non
codant ArcZ, triche et tire ainsi parti des fonctions coopératives assurées par la souche sauvage.
Session 5
Pour cette 5eme session sur l’adaptation au stress et aux antibiotiques, Zeynep Baharoglu nous a présenté son travail montrant que la modification chimique des ARNs et notamment des ARNs de transfert, joue un rôle important dans la tolérance aux antibiotiques de Vibrio cholerae.
Cédric Orelle nous a ensuite présenté ses travaux sur la structure de le transporteur ABC multidrogue BmrA de B. subtilis, et ma montré l’importance d’un cluster de résidus dans la transmission du signal entre site de fixation des nucléotes et des substrats.
Janis Laudouze nous a exposé ses recherches sur l’étude du mode d’action du pyrazinamide, un antibiotique utilisé dans le traitement de la tuberculose. Elle a ainsi pu montré qu’un pH acide potentialise l’activité de cet antibiotique et perturbe le pH intracellulaire de la bactérie.
Après la pause, Patrick Viollier nous a montré comment C. Crescentus peut servir de modèle pour l’étude de la résistance anti-microbienne en nous présentant ses travaux sur les mutant de Caulobacter hypersensible à l’acide nalidixique.
Safia Boussouar nous a exposé son travail sur la caractérisation des interactions entre la protéine chaperonne DNAK et les protéines Atc chez la bactérie aquatique Shewanella oneidensis et comment ce réseau d’interaction influe sur l’activité de la RNA polymérase.
Enfin, la journée s’est clôturée avec la présentation de Pierre Castanié-Cornet, qui nous a parlé de la caractérisation d’un mutant de la protéine chaperonne GroEL obtenu par évolution dirigée chez E. coli. Ce mutant présente une nette amélioration de son fonctionnement in vivo, faisant de lui une véritable « superchaperonine ».
Sylvain Durand